L’instrument, le package, la mobilité, la déclaration
Le cabinet intervient sur le choix et la rédaction des instruments (actions de préférence, BSPCE, actions gratuites), sur le chiffrage du net à la sortie, sur les conséquences d’une arrivée en France ou d’un départ, et sur les déclarations annuelles du bénéficiaire et de la société.
Le chiffrage avant la décision
Chaque combinaison passée dans la matrice du cabinet, sur la population qu’on lui soumet.
Le plan lu clause par clause
Le plan et un acte d’attribution réel, relus au regard des conditions françaises. Ce qui échoue, si cela compte, et ce qui l’améliore.
Un avocat nommé, le même chaque année
Chaque bénéficiaire est suivi sur sa propre position, et par le même interlocuteur dès la première année.
Les instruments disponibles
- Actions gratuites et RSUCas client · Qualifier un plan de groupe pour la France→
- Actions gratuites de préférenceAGADP
- Stock-options
- BSPCEstartupsCas client · Comparer une prime en numéraire et des BSPCE→
- BSAbons de souscription
- Management package sur mesureCas client · Choisir l’instrument avant une cession→
- PEEplan d’épargne entreprise
- PERplan d’épargne retraite
- Avantage en nature logement
- Régime d’impatriationarticle 155 B
- Prime d’expatriationarticle 81 A II, jusqu’à 40 %
- Affiliation EEEjurisprudence De Ruyter
- Dispense d’affiliation retraitearticle L. 767-2
- Détachementformulaire A1
- Société de partenariat ou de prestation
Et ils se combinent. Des actions gratuites qualifiées libérées contre un réinvestissement dans le PER, par exemple, en est la variante retraite.
Les conditions de chaque instrument
La taille
L’attribution gratuite d’actions produit son effet en dessous d’un certain niveau de rémunération, et pour une partie seulement de la population. Au-delà, le numéraire reprend l’avantage.
Sélectif ou collectif
Les plans d’épargne doivent être ouverts à tous et ne peuvent se substituer à une rémunération existante. Les titres, eux, peuvent être réservés.
Le multiple
L’article 163 bis H plafonne ce qui relève du régime des plus-values. Au-delà, l’excédent est un salaire.
La mobilité
Résidence, jours travaillés, et répartition du gain entre les pays où vous avez exercé pendant la période d’acquisition.
Les seuils
La tranche de 300 000 €, la contribution différentielle, les plafonds d’abondement, et la condition de 90 % pour les mandataires sociaux.
Modélisation : salaire, actions gratuites, co-investissement
| Par bénéficiaire | Salaire | AGA qualifiées | Co-investissement |
|---|---|---|---|
| Reçu à la sortie | 1 000 000 | 1 000 000 | 1 000 000 |
| Investi par le bénéficiaire | 220 000 | ||
| Cotisations salariales | 101 000 | ||
| Prélèvements sociaux | 168 200 | 186 000 | |
| Contribution de 10 % au-delà de 300 000 € | 20 000 | ||
| Impôt sur le revenu | 417 600 | 210 790 | 128 000 |
| Contribution exceptionnelle | 40 000 | 40 000 | 40 000 |
| Net entre vos mains | 441 400 | 561 010 | 646 000 |
À valeur reçue identique, l’écart entre la première et la dernière colonne est de 204 600 € par personne.
Modélisation et outils d’aide à la décision
Waterfall, mécanismes de liquidité, plans d’intéressement et suivi des participations : le cabinet conçoit ses modèles en interne et les fait tourner sur votre population plutôt que sur une moyenne.
Une attribution par personne, perçue à la sortie. Co-investissement : 220 000 € souscrits par personne et restitués lors de l’exercice de la promesse. La valeur de la société double entre la souscription et la sortie, de sorte que le plafond de l’article 163 bis H s’établit à 1 100 000 € pour un gain de 1 000 000 € et que l’intégralité du gain relève du régime des plus-values ; au-delà, l’excédent serait traité comme un salaire, avec une contribution salariale de 10 %. AGA qualifiées : valeur à la livraison de 500 000 €, dont 300 000 € dans la tranche, abattus de 50 %, et 200 000 € au-delà imposés comme un salaire avec la contribution salariale de 10 %, puis 500 000 € de plus-value jusqu’à la cession. Taux retenus : impôt sur le revenu 45 %, contribution exceptionnelle 4 %, cotisations salariales 10,1 %, CSG déductible 6,8 % sur le montant abattu, prélèvements sociaux sur les revenus du capital 18,6 %, prélèvement forfaitaire unique 31,4 %.
Ce chiffrage est arrêté à un instant donné, sur le droit en vigueur à la date de publication. Il est appelé à évoluer avec les lois de finances successives, la doctrine administrative et la jurisprudence, le régime applicable aux management packages ayant connu ces dernières années des modifications substantielles. Le résultat dépend en outre étroitement des faits : composition de la population, niveaux de rémunération, date et conditions de l’attribution, durée de détention, et pays d’exercice pendant la période d’acquisition. Une variation sur l’un de ces paramètres déplace l’ensemble.
Ce tableau est fourni à titre d’illustration, sur un jeu d’hypothèses. Il ne constitue pas une consultation et ne préjuge pas du traitement applicable à une autre situation.
Déclarations, liquidité, mobilité et retraite
L’accompagnement déclaratif
Tout ce que le bénéficiaire doit déposer en France, préparé et déposé pour lui : la déclaration annuelle au printemps, et les déclarations et acomptes qui la précèdent.
L’événement de liquidité
L’instrument qualifié plan par plan, le gain réparti entre les pays travaillés pendant la période d’acquisition, et le net modélisé avant la cession.
L’arrivée ou le départ
Résidence appréciée au regard du droit interne et de la convention, régime d’impatriation et détachement réglés avant l’arrivée, et coût du déplacement chiffré sur deux ans.
La préparation de la retraite
Droits reconstitués pays par pays, capital pesé contre rente, et articulation avec les titres encore détenus.
La structuration patrimoniale
Un achat en France, une donation, une succession : autour du package, l’organisation juridique et fiscale du patrimoine, professionnel comme personnel.
Questions fréquentes
BSPCE ou actions gratuites : qu’est-ce qui change pour le bénéficiaire ?
Les BSPCE sont réservés aux sociétés de moins de quinze ans, non cotées ou dont la capitalisation reste sous 150 M€, et détenues à 15 % au moins par des personnes physiques ; le gain est imposé au prélèvement forfaitaire unique après un an de présence dans la société. Les actions gratuites qualifiées relèvent d’un régime propre : le gain d’acquisition est imposé au barème après abattement, dans la limite de 300 000 € par an, et la plus-value de cession au prélèvement forfaitaire unique. L’instrument ouvert dépend d’abord de la société qui attribue.
Comment savoir ce que mon package me laissera réellement, net ?
Le net dépend de l’instrument, du montant, de la durée de détention et du pays d’exercice pendant la période d’acquisition. Le cabinet chiffre chaque scénario, cotisations et impôt compris, avant que l’instrument ne soit arrêté.
Que plafonne l’article 163 bis H ?
Depuis 2025, le gain réalisé par un dirigeant ou un salarié sur des titres acquis en lien avec ses fonctions ne relève du régime des plus-values que jusqu’à un multiple de la performance financière de la société ; l’excédent est imposé comme un salaire. Le multiple se calcule sur la valeur de la société entre l’acquisition et la cession.
J’arrive en France avec des RSU attribuées à l’étranger : comment sont-elles imposées ?
Le gain d’acquisition se répartit entre les pays où l’activité a été exercée pendant la période d’acquisition, selon les jours travaillés. La part française est imposable en France, avec l’application éventuelle du régime des impatriés de l’article 155 B pour les titres attribués après l’arrivée.
Le cabinet peut-il relire mon plan avant signature ?
Oui. Les points examinés sont l’éligibilité du plan, la qualification du gain, les clauses de départ et le calendrier fiscal. La relecture suppose le règlement du plan et l’acte d’attribution qui vous est proposé.
Réponses à jour au 9 septembre 2026
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Un package en cours de négociation, ou une sortie qui se profile ?
Le cabinet chiffre les scénarios sur votre situation et le net qui en résulte, avant que l’instrument ne soit arrêté.