Résidence fiscale
Art. 4 B CGI
Est fiscalement domiciliée en France la personne qui y a son foyer ou son séjour principal, son activité principale ou ses intérêts économiques (art. 4 B CGI).
À lire.Cette définition est volontairement simplifiée. Elle ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Les conditions, seuils, taux et durées exacts dépendent de votre situation et de la réglementation en vigueur.
Quel texte s’applique ?
- Art. 4 A CGI : Les personnes domiciliées en France sont imposables sur l’ensemble de leurs revenus ; les autres, sur leurs seuls revenus de source française.
- Art. 4 B CGI : Fixe les trois critères alternatifs du domicile fiscal et réserve l’application des conventions fiscales qui regardent la personne comme non-résidente.
Qui est résident fiscal en France ?
Ces critères sont alternatifs : un seul suffit à caractériser le domicile fiscal. Le droit interne ne retient pas de seuil de 183 jours ; la durée de présence n’est qu’un indice parmi d’autres.
- le foyer ou, à défaut, le lieu de séjour principal en France : le foyer s’entend du lieu où vit habituellement la famille ;
- l’exercice en France d’une activité professionnelle, salariée ou non, à moins qu’elle n’y soit exercée qu’à titre accessoire ; les dirigeants des entreprises dont le siège est en France et dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 250 millions d’euros sont présumés y exercer leur activité principale, sauf preuve contraire ;
- le centre des intérêts économiques en France : lieu des principaux investissements, du siège des affaires, ou source de la majeure partie des revenus.
Que se passe-t-il en cas de double résidence ?
Lorsque deux États regardent la même personne comme résidente au regard de leur droit interne, la convention fiscale applicable la départage selon des critères successifs : foyer d’habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité, puis accord entre les administrations. L’article 4 B en tire la conséquence : la personne que la convention regarde comme résidente de l’autre État n’est pas domiciliée en France.
Comment est imposée l’année du changement de résidence ?
L’année de l’arrivée ou du départ, le contribuable est résident pour une partie de l’année et non-résident pour l’autre. La date retenue détermine les revenus imposables sur une base mondiale, les obligations déclaratives (comptes détenus à l’étranger notamment) et, au départ, l’application éventuelle de l’exit tax. Elle s’établit à partir de faits datés et documentés : déménagement de la famille, bail, scolarisation des enfants, prise ou cessation de fonctions.
Comment la règle s’applique-t-elle ? Exemple chiffré
Moins de 183 jours en France, résident tout de même
Exemple illustratif : une dirigeante installe sa famille à l’étranger mais conserve en France la plus grande partie de ses revenus. Elle y passe 140 jours dans l’année.
Ses revenus de source française représentent 75 % de ses revenus : le centre de ses intérêts économiques reste en France et le critère du c de l’article 4 B est rempli, quel que soit le nombre de jours. Si l’État d’accueil la regarde aussi comme résidente, la convention fiscale départagera, en commençant par le foyer d’habitation permanent.
- Jours de présence en France
- 140
- Revenus de source française
- 180 000 €
- Revenus totaux
- 240 000 €
- Part des revenus de source française
- 75 %
- Critère du centre des intérêts économiques
- rempli
Règles vérifiées au .
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