Article paru en anglais le 26 octobre 2026 sur The Local France, dans la rubrique « Ask the expert ». En voici les grandes lignes.
L’IFI en bref
- L’IFI a remplacé l’ISF en 2018 et ne vise que les actifs immobiliers. Il est dû lorsque la valeur nette taxable du patrimoine immobilier du foyer dépasse 1,3 M€ au 1er janvier, et se calcule alors sur la fraction qui excède 800 000 €, à des taux progressifs de 0,5 % à 1,5 %.
- Les résidents fiscaux français sont en principe imposés sur leurs biens immobiliers situés en France et à l’étranger, les non-résidents sur leurs seuls biens français, sous réserve de la convention fiscale applicable.
- L’impôt porte sur les biens détenus directement et sur ceux détenus par l’intermédiaire d’une société française ou étrangère, y compris une SCI, à proportion de la valeur représentative d’immobilier taxable.
La période de transition des nouveaux arrivants
La personne qui n’a pas été résidente fiscale de France au cours des cinq années civiles précédant celle où elle le devient n’est imposée que sur ses biens immobiliers situés en France, jusqu’au 31 décembre de la cinquième année qui suit (article 964 du CGI). Pour une arrivée en 2026, seuls les biens français sont retenus aux 1er janvier 2027, 2028, 2029, 2030 et 2031 ; les biens situés à l’étranger s’y ajoutent à compter du 1er janvier 2032.
Le régime s’applique sans demande, quels que soient la nationalité et le motif de l’installation : il vaut autant pour la personne qui vient occuper un emploi que pour celle qui vient prendre sa retraite.
Les autres points abordés
- l’articulation avec le régime des impatriés (article 155 B du CGI), dont les conditions sont proches sans être identiques et qui court en principe jusqu’à la fin de la huitième année suivant la prise de fonctions, contre la cinquième année suivant l’installation pour l’IFI ;
- la date à laquelle on devient résident fiscal, point de départ de la période de transition, et l’intérêt de garder la trace des étapes du déménagement ;
- l’achat de la résidence principale : abattement de 30 % en cas de détention directe, qui ne s’applique pas aux parts d’une SCI, et conditions de déduction des emprunts, plus strictes pour les prêts consentis par des proches ou par une société contrôlée par la famille ;
- la taxe annuelle de 3 % sur la valeur vénale des immeubles situés en France détenus par une entité juridique ;
- le point à faire vers la cinquième année sur les biens détenus à l’étranger, avant la fin de la période de transition.
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