Compte courant d’associé
Sommes qu’un associé prête à sa société ; elles peuvent être remboursées ou incorporées au capital.
À lire.Cette définition est volontairement simplifiée. Elle ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Les conditions, seuils, taux et durées exacts dépendent de votre situation et de la réglementation en vigueur.
Quel texte s’applique ?
- Art. 39, 1-3° CGI : Les intérêts servis aux associés à raison des sommes qu’ils laissent ou mettent à la disposition de la société, en sus de leur part du capital, sont déductibles dans la limite d’un taux égal à la moyenne annuelle des taux effectifs moyens pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement pour des prêts à taux variable aux entreprises d’une durée initiale supérieure à deux ans, à condition que le capital soit entièrement libéré.
- Art. L. 136-3, II, 2° CSS : Pour les travailleurs indépendants exerçant dans une société à l’impôt sur les sociétés, la part des dividendes supérieure à 10 % d’un montant de référence constitué du capital social, primes d’émission incluses, et des sommes inscrites en comptes courants d’associés entre dans l’assiette des cotisations sociales.
Fonctionnement
Le compte courant est une avance de l’associé à la société, distincte de l’apport en capital. Il finance souvent une acquisition, des travaux ou un besoin de trésorerie. Une convention fixe utilement sa durée, sa rémunération et, le cas échéant, son blocage, notamment lorsqu’une banque en fait une condition de son financement.
Intérêts
La société peut rémunérer le compte courant. Ses intérêts sont déductibles de son résultat dans la limite du taux de l’article 39, 1-3° du CGI, publié par l’administration ; pour un exercice de douze mois clos le 31 décembre 2025, ce taux est de 4,55 %. La déduction suppose que le capital soit entièrement libéré.
Pour l’associé personne physique, les intérêts sont des produits de placement à revenu fixe. Perçus depuis le 1er janvier 2026, ils supportent en principe 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif.
Dividendes du travailleur indépendant
Lorsque l’associé est un travailleur indépendant exerçant dans la société, comme le gérant majoritaire d’une SARL ou d’une SELARL, ses dividendes supérieurs à 10 % du capital, des primes d’émission et des sommes inscrites en compte courant entrent dans l’assiette des cotisations sociales. Le compte courant augmente donc la fraction des dividendes qui reste soumise aux seuls prélèvements sur les revenus du capital.
Comment la règle s’applique-t-elle ? Exemple chiffré
Seuil de 10 % et compte courant
Exemple illustratif : le gérant majoritaire d’une société à l’impôt sur les sociétés, travailleur indépendant, détient l’intégralité d’un capital de 10 000 €, sans prime d’émission, et a inscrit 190 000 € en compte courant. La société lui verse 50 000 € de dividendes.
- Montant de référence (10 000 € + 190 000 €)
- 200 000 €
- Seuil de 10 %
- 20 000 €
- Dividendes soumis aux cotisations sociales
- 30 000 €
- Pour comparaison, sans compte courant (seuil de 1 000 €)
- 49 000 €
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